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Jour du dépassement de la Terre 2022 : 

Le ministre équatorien de l’environnement appelle à “saisir la puissance de l’écologie pour façonner notre avenir”. 

QUITO, ÉQUATEUR-28 juillet 2022-Le ministre équatorien de l’Environnement, de l’Eau et de la Transition écologique, Gustavo Manrique, organisait un événement spécial pour marquer le Jour du dépassement de la Terre 2022 (28 juillet), auquel participaient le viceministre des Affaires étrangèreset de la Mobilité humaine Luis Vayas Valdivieso, et, par video, des autorités de différents pays. Le fondateur du Global Footprint Network, Mathis Wackernagel, y participait en tant qu’invité d’honneur. Ici l’événement.

“Le Jour du dépassement de la Terre démontre que le système actuel de production et de consommation n’est pas compatible avec l’intention de continuer à habiter cette planète. Pour mieux protéger nos ressources naturelles et gérer notre demande, il est nécessaire d’entreprendre des actions conjointes concrètes visant un nouveau modèle de développement basé sur la durabilité et la régénération. Depuis l’Équateur, nous appelons le monde à s’engager pour cette cause”, explique le ministre Gustavo Manrique.

La tradition unique de l’Équateur place la nature au centre de ses préoccupations. En 2008, l’Équateur est devenu le premier pays au monde à accorder à la nature le droit constitutionnel d’ « exister, de prospérer et d’évoluer » par vote populaire. L’Équateur est l’un des pays dont le Jour du Dépassement arrive le plus tard dans l’année (le 6 décembre cette année), ce qui signifie que son Empreinte Ecologique par personne n’est que légèrement supérieure à la biocapacité moyenne mondiale par personne.

La date du Jour du dépassement de la Terre est calculée chaque année par Global Footprint Network, à partir des données des Comptes nationaux d’empreinte écologique et de biocapacité. Cette journée nous rappelle que la persistance du dépassement, depuis maintenant plus d’un demi-siècle, a entraîné un déclin considérable de la biodiversité, un excès de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et une concurrence accrue pour les ressources alimentaires et l’énergie. Ces symptômes se manifestent de plus en plus par des vagues de chaleur inhabituelles, des feux de forêt, des sécheresses et des inondations.

Les pressions économiques se font déjà sentir. Comme le montrent les recherches de Global Footprint Network, plus de 3 milliards de personnes vivent aujourd’hui dans des pays qui produisent moins de nourriture qu’ils n’en consomment et génèrent moins de revenus que la moyenne mondiale. Cela signifie qu’ils ont une capacité alimentaire insuffisante et un énorme désavantage pour accéder aux ressources alimentaires sur les marchés mondiaux. Si l’on prend en compte toutes les ressources, et pas seulement la nourriture, le nombre de personnes exposées à ce double défi atteint le chiffre étonnant de 5,8 milliards de personnes.

« La sécurité des ressources est en train de devenir un paramètre essentiel de la puissance économique. Il n’y a aucun avantage à attendre que les autres agissent en premier. Au contraire, il est dans l’intérêt de chaque ville, entreprise ou pays de protéger sa propre capacité à fonctionner dans un avenir inévitable marqué par le changement climatique et des ressources seront de plus en plus limitées, » déclare Mathis Wackernagel, fondateur de Global Footprint Network.

« Les villes détiennent la clé de la transformation des infrastructures propres. Quito pour sa conservation des zones protégées, Santiago du Chili pour son nombre de bus électriques, ou Bogota pour ses pistes cyclables, montrent comment les gouvernements locaux donnent à leurs villes une meilleure chance d’avoir un avenir solide, » déclare Sebastian Navarro, secrétaire général de la CC35, la coalition des capitales des Amériques sur le changement climatique.

Renverser les tendances n’est pas seulement possible, c’est aussi un avantage économique pour ceux qui prennent les devants. De nombreuses possibilités existent, qui permettent non seulement de repousser la date du Jour du Dépassement, mais qui sont économiquement viables, notamment:

Les faits à retenir du Jour du Dépassement de la Terre

  • Pour renouveler tout ce que l’humanité demande actuellement à la nature, il faudrait la biocapacité de 1,75 Terre.
  • Les émissions de carbone représentent 60 % de l’Empreinte Écologique mondiale. Pour éviter l’emballement du changement climatique, ce pourcentage doit être ramené à zéro avant 2050, sans augmenter les autres catégories de l’Empreinte.
  • 3 milliards de personnes vivent dans des pays qui produisent moins de nourriture qu’ils n’en consomment et génèrent moins de revenus que la moyenne mondiale.
  • 8 milliards de personnes, soit 72 % de la population mondiale, vivent dans un pays qui présente un déficit de biocapacité et génère moins de revenus que la moyenne mondiale.
  • Cette année, 156 jours séparent le Jour du dépassement de la Terre de la fin de l’année.
  • La persistance du dépassement depuis 50 ans signifie que les déficits annuels se sont cumulés en une dette écologique correspondant à 19 ans de régénération planétaire. Le résultat est une dégradation généralisée des écosystèmes et une atmosphère remplie de GES.
  • Si l’humanité retarde le Jour du Dépassement de 6 jours par an, l’humanité sera en dessous d’une planète avant 2050. Pour suivre la voie préférable du scénario 1,5°C du GIEC, nous devrions faire reculer la date de 10 jours par an.
  • De nombreuses possibilités existent, et sont économiquement viables, pour inverser la tendance actuelle du Dépassement. Ces projets ont également plus de chances de prendre de la valeur que les actifs qui contribuent au Dépassement écologique.

Resources complémentaires

 

À propos de l’Empreinte Écologique

L’Empreinte Écologique est la mesure comptable exhaustive de la demande humaine en ressources biologiques. Elle agrège tous les services et produits fournis par les zones biologiquement productives de la planète — nourriture, bois, fibres, séquestration du carbone, ainsi que l’espace pour l’habitat et les infrastructures. Actuellement, l’Empreinte carbone représente 61 % de l’Empreinte Écologique de l’humanité.

 

À propos de Global Footprint Network

Global Footprint Network est une organisation internationale qui aide le monde à vivre selon les moyens de la Terre et à répondre au changement climatique. Depuis 2003, nous nous sommes engagés avec plus de 60 pays, 40 villes et 70 partenaires mondiaux à fournir des informations scientifiques qui ont permis de prendre des décisions politiques et d’investissement à fort impact. Ensemble, nous créons un avenir où chacun d’entre nous peut s’épanouir dans les limites des ressources écologiques de notre planète. www.footprintnetwork.org

 

Contacts Medias

Amanda Diep, Directrice, Communications
Global Footprint Network, USA
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Alessandro Galli, Ph.D., Directeur, Regions Mediterranee et EMOA
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Marta Antonelli, Ph.D., Food Systems Lead
marta.antonelli@footprintnetwork.org  |  +41 78 656 28 44 (mobile)  |  italien, anglais